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Emissions de CO² : le changement, c’est maintenant … ou jamais !!

(Émissions de CO², tonnes par habitant)

 

Des émissions de CO² à nouveau en hausse après 3 années de stagnation

Les prévisions d’émissions de CO² pour l’année 2017 sont à nouveau en croissance avec un nouveau record estimé à 36,8 gigatonnes. C’est dorénavant près de 4 fois plus qu’en 1960, avec une croissance continue, entrecoupée de quelques paliers de pause.

Evolution des émissions de CO² (gigatonnes) 1960-2017

6 zones géographiques représentent les 2/3 des émissions mondiales, avec évidemment la Chine très largement en tête, dû à l’exploitation massive de centrales à charbon.

Le charbon demeure en effet le premier pollueur de la planète avec 40% des émissions, devant le pétrole (34%), le gaz (19%), la production de ciment (6%) et le torchage (1%).

Poids des marchés les plus forts émetteurs de CO²

Ramené par habitant (carte de couverture), le classement des pays par niveau d’émission fait ressortir une prévalence des pays fortement consommateur ou producteur d’hydrocarbures. Le champion toute catégorie est le Qatar avec près de 38 tonnes d’émission par habitant.

En revanche, le continent africain et l’Inde impriment une très faible empreinte ; quand on connait les perspectives de croissance démographique de ces marchés et les enjeux énergétiques en discussion, on peut aisément anticiper les futures zones de croissance d’émissions des prochaines décennies.

Une concentration de CO² dans l’atmosphère qui s’affole

Tout l’enjeu de la concentration de CO² dans l’atmosphère tient, de fait, à l’équilibre – ou plutôt au déséquilibre – entre les émissions de CO² et les capacités d’absorption, principalement induits par les océans, les forêts et, par extension, toute les démarches favorisant la capture du CO².

Le problème est que l’évolution de la concentration de CO² connait depuis le début de l’ère industrielle une courbe vertigineuse. Depuis l’an 1.000, le niveau de concentration a oscillé entre 275 et 285 ppm1durant 800 ans. Et sur les deux derniers siècles, la pente s’est verticalisée pour dépasser les 400 ppm.

Evolution de la concentration de CO² dans l’air (ppm)

Quand on sait qu’à partir de 1.000 ppm, les premiers effets sanitaires se font sentir chez l’homme, on voit bien toute l’importance que revêt la prise en compte de ce phénomène.

 

A la semaine prochaine pour une nouvelle carte …

1 ppm : parties par million (nombre de molécules de CO² considéré par million de molécules d’air)

Source : world bank, NOAA, ESRL